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L'Univers de Canelle

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13 juillet 2026

NOUS SERONS TOUJOURS DEUX

 

NOUS SERONS TOUJOURS DEUX  (écouter la chanson ici)

 

Nous serons toujours deux

Lorsque nous serons vieux,

Malgré le poids des ans

Malgré nos accidents.

 

Resteront présentes nos joies,

Et nos souvenirs d'autrefois.

S'estomperont nos peines

Et nos douleurs anciennes.

 

Et ensemble, nous continuerons,

Mon doux et tendre Compagnon,

Ma main dans ta main,

À affronter les lendemains.

 

Et quand sera venue l'heure,

Parée d'une étrange pâleur,

Doucement, je m'éteindrai

Dans ton étreinte, pour l'éternité.

 

Quelques délicats pétales de roses...

Quelques paroles de ta jolie prose...

Témoigneront qu'on a vécu de belles choses

Et que je serai parvenue à mon apothéose.

 

Nous serons toujours deux...

Moi…

Moi, sous d'autres cieux...

Toi…

Toi, ici-bas, tu seras devenu un petit vieux,

Tu te souviendras de tous ces beaux moments

Où nous nous aimions comme des adolescents.

 

Nous serons toujours deux...

Toujours deux...

 

Nous serons toujours deux...

Toujours deux...

 

canelle

11.07.2026

 

 

 

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7 juillet 2026

MES CHEVEUX

MES CHEVEUX (chanson musique)

 

Mes cheveux sont très beaux,

J’adore mes cheveux longs !

Ils sont lisses, noirs et soyeux.

 

Mais ... ...

J'ai dû changer de look

J'ai frisé la mort de près

J'ai dû raser les miens

 

Bien sûr ! Me direz-vous

"Ce ne sont que des cheveux",

"Ils vont repousser"

Mais pour moi, mes cheveux

C'est bien plus que cela.

Beaucoup plus que cela.

Ils sont ma manière d'être,

De me sentir belle et bien,

De plaire à celui que j'aime

 

On m'a dit qu'une femme qui coupe ses cheveux

C'est qu'elle est sur le point de changer sa vie.

Ma vie, la mienne, est chamboulée,

C'est une ligne tracée en pointillé...

Pour combien de temps ?

 

Un crabe malin, de ses pinces, m'a agrippée

Mettant au défi la lionne que je suis.

Mes crocs, mes griffes, ma crinière,

N'ont pas fait le poids, n'ont pas résisté.

Mes cheveux étaient ma plus belle parure,

Une crinière longue, magnifique,

Brossée amoureusement tous les jours,

Laissée libre et volant à la Tramontane,

Ou tressée, ou montée en chignon,

Ou portée en queue de cheval...

 

Maintenant, je sais qu'accepter les épreuves,

C'est déjà les surmonter. ... et que demain

Est la chose la plus importante de la vie.

Mais c'est très dur à encaisser,

De hideuses cicatrices ont dévasté ma tête

Et jamais plus mes cheveux vont y repousser.

 

Mes mains qui ont tant caressé cette chevelure,

Mes yeux qui l'ont tant admirée,

Ont du mal à reconnaître cette tête de Lune

Qui est devenue la mienne dorénavant.

 

Mais nul n’est parfait ici-bas,

Le soleil lui-même a ses taches.

J'ai des cicatrices et j'en fais mon combat,

Même si cela me fâche.

 

Mes cheveux étaient très beaux,

J’adorais mes cheveux longs !

Ils étaient lisses, noirs et soyeux.

Mais ... ...

J'ai dû changer de look

J'ai frisé la mort de près

J'ai dû raser les miens

Bien sûr ! M'avez-vous dit

"Ce n'étaient que des cheveux",

"Ils repousseront"

Mais pour moi, mes cheveux

C'était bien plus que cela.

Beaucoup plus que cela.

 

Ils étaient ma manière d'être,

De me sentir belle et bien,

De plaire à celui que j'aime,

À celui qui m'aime,

À celui qui m'aime,

Qui m'aime.

 

Canelle

28.06.2026

 

19 avril 2026

COURAGEUSE RÉSILIENTE

COURAGEUSE RÉSILIENTE  (Chanson musique)

 

SPOKEN WORD

"Je suis très courageuse... enfin, c'est ce qu'ils disent."

 

CHORUS

Je suis très courageuse !

On n'arrête pas de me le dire.

Depuis bientôt un an,

Je me bats et me débats

Contre une bête silencieuse

Qui s'est immiscée dans ma vie

La brisant en un instant

En des milliers d'éclats.

 

VERSE

Cela n'arrive pas qu'aux autres,

Non, j'en suis la preuve vivante.

Je l'héberge, je suis son hôte

C'est comme une larve rampante.

 

VERSE

Dans le crin raide de mes cheveux,

Elle a assiégé mon crâne... brusque,

Pris ses quartiers sans crier " gare ! ",

Puis par un processus douloureux,

Il a bien fallu qu'on la débusque,

Rendant mon organisme vasouillard.

 

VERSE

Ma tête n'est plus qu'un champ dévasté

Et d'énormes cratères s'y sont creusés,

Jamais plus de plantes ne fleuriront

Car asséché le sol au-dessus de mon front.

 

VERSE

Je suis une Courageuse résiliente

Et me plie sans broncher, sans pleurer,

Aux obligatoires et dures exigences

Qui sont dictées pour au mieux me soigner.

 

VERSE

Des mains expertes travaillent d'arrache-pied

Pour remettre mon corps à fleur d'eau

Car au fond, je ne donnais pas cher de ma peau.

Mais un Esprit me souffle qu'on m'aime... même estropiée.

 

OUTRO

Oui, je suis une très Courageuse résiliente,

On n'arrête pas de me le dire (me le redire),

Je remercie et réponds par un triste sourire.

Pour surmonter ce mal, serai-je assez endurante ?

 

CHORUS

Je suis très courageuse !

On n'arrête pas de me le dire.

Depuis bientôt un an,

Je me bats et me débats

Contre une bête silencieuse

Qui s'est immiscée dans ma vie

La brisant en un instant

En des milliers d'éclats...

 

(des milliers d'éclats...)

(des milliers d'éclats...)

(des milliers d'éclats...)

 

Je suis très courageuse

 

Canelle

19.04.2026

 

 

11 avril 2026

J'AVAIS QUINZE ANS À PEINE

J'AVAIS QUINZE ANS À PEINE  ((chanson musique))

 

J'avais quinze ans à peine quand je t'ai rencontré
J'étais rongée par les complexes et la timidité
Toi tu étais beau, drôle, charmant et envoûtant
Puis tu ne me parlais pas comme à une enfant

 

À tes côtés je me sentais presque femme
Tes mots me touchaient au cœur et à l'âme
Tu as vite su me redonner confiance en moi
Chaque instant partagé nourrissait mon émoi

 

Je ne voyais vraiment pas le mal que l'on faisait
Je ne comprenais pas pourquoi on devait se cacher
Tu me disais que les autres n'avaient pas à savoir
Qu'il était inutile d'ébruiter notre histoire

 

Moi, je m'en foutais, du moment que tu étais là
Et que je pouvais enfin me blottir dans tes bras
Contre toi je me pelotonnais et je t'enlaçais
Pendant que tu m'embrassais et me caressais

 

J'étais encore vierge, tu ne l'ignorais pas
Ça ne semblait pas être un problème pour toi
Bien au contraire, tu attendais impatiemment l'heure
À laquelle je me donnerais et t'offrirais ma fleur

 

Je croyais cet instant d'abandon arrivé
Pour cela tu avais tout bien préparé
Mais quand vint le moment fatidique
Je fus prise d'une intense panique

 

Je te demandais de bien vouloir t'arrêter.
J'étais confuse et gênée, je me suis excusée
Tu as alors changé totalement de comportement
Un monstre a vite remplacé mon prince charmant

 

La rage se lisait au fond de ton regard
Pendant que tu me fouaillais de ton dard
J'essayais vainement de te repousser
Ce qui semblait encore plus t'exciter

 

Pour toi, ce ne fût qu'un simple rapport
Pour moi, c'était tout bonnement un viol
Que je revis sans cesse encore et encore
Alors que depuis, tu as pris ton envol

 

Tu ne penses probablement plus du tout à moi
Sur une autre gamine tu as dû porter ton choix
Tu dois jouer avec elle au chevalier servant
En attendant de devenir enfin son premier amant

 

Mais moi, depuis, je n'arrive plus à vivre
J'ai besoin que quelque chose, enfin, me délivre
J'ai mal, j'ai honte, j'ai tant envie d'en finir
Les jours passent et ma détresse s'empire

 

J'avais quinze ans à peine quand je t'ai rencontré
Je pensais alors vivre un sublime conte de fée
Alors que ce moment signait mon proche trépas
Je suis au bord du gouffre, on se retrouve en bas

 

J'avais quinze ans à peine quand je t'ai rencontré
J'avais quinze ans à peine quand je me suis élancée
J'avais quinze ans à peine quand, au sol, j'ai atterri
J'avais quinze ans à peine quand tu as pris ma vie

 

J'avais quinze ans à peine...

 

canelle

11.04.2026

28 décembre 2025

MÉLA

Chanson

MÉLA

Canelle

 

Je me nomme... Méla...

C'est un pseudonyme...

J'ai une drôle de bobine

Et suis un gros bêta.

 

Je ne suis qu'un petit rien

Arrivé là comme un magicien

Caché dans un endroit touffu

Où personne ne m'a vu.

 

Sa belle crinière de lionne

De tous ses reflets rayonne

Mais son cœur déraisonne

Et son cerveau se questionne.

 

Je me nomme... Méla...

C'est un pseudonyme...

J'ai une drôle de bobine...

Et suis un gros bêta.

 

J'avance en crabe

Me frayant un passage

Et dans une parade

Je dévoile un tatouage.

 

Coiffée d'un casque d'aconit

Attristée, elle rumine,

Dans son coin, elle cogite

Car un intrus la butine.

 

Je me nomme... Méla...

C'est un pseudonyme...

J'ai une drôle de bobine...

Et suis un gros bêta.

 

Je m’incruste [je m’incruste],

Je squatte [je squatte],

J’attends qu’on m’expulse

De mes pénates [de mes pénates].

 

Un rendez-vous est pris

Elle veut avoir un avis.

Elle est à fleur de peau

Son moral est à zéro.

 

Je me nomme... Méla...

C'est un pseudonyme...

J'ai une drôle de bobine...

Et suis un gros bêta.

 

Je m’agrippe à la paroi

Mais un scalpel me découpe

Une faille se creuse autour de moi

Je disparais, quelle entourloupe !

 

Elle gardera de ce combat,

Un trou, une large cicatrice

Mais son stress disparaîtra

Et cette fin sera libératrice.

 

Je me nommais... Méla...

C'était un pseudonyme...

J'avais une drôle de bobine...

Et j’étais un gros bêta.

 

Mon pseudo était… Méla…

Mais mon vrai nom était…

Mélanome…

Mélanome…

Mélanome…

 

Mélanome…

Mélanome…

Mélanome…

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27 octobre 2025

L'EMPIRE DES SENS - Noirène DENKERN

Album "L"EMPIRE DES SENS - Noirène DENKERN

J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de « L'EMPIRE DES SENS », mon 4e album composé de chansons dont les textes sont écrits de ma main.

Ces chansons, comme vous l’aurez compris, tournent toutes autour des différents sens : l’amour, la haine, la vie, la mort, la jeunesse, la vieillesse, la douleur, le temps, la dualité entre personnes opposées, la luxure, la prostitution..., thèmes que l’on trouve dans tous les domaines liés à la vie.

Je remercie de tout mon cœur « Midi : 17 » qui contribue grandement à la diffusion de mes albums.

J’espère que ce 4e album ne vous laissera pas insensibles.

N’hésitez pas à l’écouter, à le liker et à en parler autour de vous. Bonne écoute !

Disponible sur tous les bons sites de streaming (YouTube, Spotify et bien d’autres…).
https://www.youtube.com/playlist...
#lempiredessens #noirènedenkern #midi17 #distrokid #chansonfrancaise #amour #canelletor #villeneuvelariviere

26 octobre 2025

COMME CHIEN ET CHAT

COMME CHIEN ET CHAT

 

Comme chien et chat, nos cœurs se déchirent,
Un feu et un froid, des larmes, des rires.

 

Tu étais la tempête, un souffle insaisissable,
Un éclair dans mes nuits, un cri insupportable.
Moi, l'ombre apaisée d'un silence endormi,
Je fuyais tes éclats, ton ardente folie.

 

Tes mots, des griffures, sculptaient sur mon âme
Des blessures profondes, un étrange programme.
Mais ma voix te traquait, féline et farouche,
Pour briser le mensonge niché dans ta bouche.

 

Comme chien et chat, nos cœurs se déchirent,
Un feu et un froid, des larmes, des rires.

 

Les heures nous lançaient dans des courses sans fin,
Toi, l'éclair imprévu, moi, le vent du matin.
Nos cœurs s’affrontaient en des jeux de douleurs,
Et pourtant, chaque soir, je voulais ta chaleur.

 

Entre l’amour, la haine, et l’instinct qui rugit,
Nos corps se retrouvaient dans l’ombre, sans répit.
Et nos griffes, nos crocs, enlaçaient nos blessures,
Comme un combat secret, une étrange morsure.

 

Comme chien et chat, nos cœurs se déchirent,
Un feu et un froid, des larmes, des rires.

 

Mais l’amour, même rude, reste un fil qui nous lie,
Sous les masques brisés, il murmure à demi.
Et dans cette bataille, au goût doux-amer,
Nos âmes s’enlacent encore, dans l’éclair.

 

Comme chien et chat, nos cœurs se déchirent,
Un feu et un froid, des larmes, des rires.

 

Comme chien et chat, un duel éternel,
Un chaos enivrant, un amour cruel.

26 octobre 2025

PENCHÉ SUR MON CORPS

chanson

Penché sur mon corps

 

" hmmmm hmmmm hmmm "

" hmmmm hmmmm hmmm "

 

Tu es penché sur mon corps,

Tes yeux plongés dans les miens.

Nous sommes tous deux en accord,

Près de toi, je me sens si bien.

 

Quand nous nous sommes rencontrés,

Ce fut un intense coup de foudre.

Nous étions tous les deux passionnés,

Notre couple sentait la poudre.

 

Nous nous querellions très souvent,

Pour ensuite mieux nous réconcilier,

Dans de torrides affrontements,

Dont nous émergions essoufflés.

 

Je ne sais pas quand les choses ont changé.

Tu as délaissé ton costume de prince charmant,

Pour lentement mais sûrement te transformer,

En mon adversaire, mon ennemi, mon tyran.

 

Ce fut d'abord des bordées de mots,

Des reproches, mais aussi des injures.

Je supportais très mal tes propos,

Et me refermais au fur et à mesure.

 

" hmmmm hmmmm hmmm "

" hmmmm hmmmm hmmm "

 

Tu te penchais sur mon corps,

Tes yeux plongeaient dans les miens.

Et tu criais encore plus fort,

Enserrant ma gorge dans tes mains.

 

Puis les coups ont remplacé les paroles.

Tu me frappais pour un oui pour un non.

La situation était à en devenir folle.

J'aurais dû te quitter pour de bon.

 

Mais la peur m'empêchait de répondre,

Elle me dissuadait de bouger.

Tu faisais tout pour que je m'effondre,

Tu désirais à tout prix me briser.

 

Ce sont mes os, d'abord, qui ont lâché,

Sous le terrible impact de tes poings.

Je dus plusieurs fois être hospitalisée,

Minimisant les faits auprès des médecins.

 

J'ai eu beau déposer des plaintes,

M'enfuir le plus loin possible de toi,

Cela n'a pas apaisé mes craintes,

Ni évité que tu pénètres chez moi.

 

Tu t'étais muni d'un long couteau,

Que tu as plongé dans mon ventre.

Je me suis écroulée… sur le dos,

Pâle, livide et toute tremblante.

 

" hmmmm hmmmm hmmm "

" hmmmm hmmmm hmmm "

 

Tu te penches sur mon corps,

Tes yeux plongent dans les miens.

Tu assistes à ma lente mort,

Tu es devenu mon assassin.

(mon assassin)

(assassin)

 

"woo hohoho woo hohoho"

"woo hohoho woo hohoho"

 

3 octobre 2025

LE BOUGE MAL FAMÉ

LE BOUGE MAL FAMÉ

 

Éclairage… électrique.

Lumière… tamisée.

Tentures… satinées.

Bordel ! Drôle de cirque !

(Drôle de cirque !)

 

Putains et catins maquillées,

Fume-cigarette aux lèvres,

Dans ce bouge mal famé,

Se trémoussent avec fièvre.

 

Leur but, attirer le client,

Du clampin au rupin,

Pour se faire de l'argent,

Sur le dos du citoyen.

 

Éclairage… électrique.

Lumière… tamisée.

Tentures… satinées.

Bordel ! Drôle de cirque !

(Drôle de cirque !)

 

Maquereaux et gigolos,

Autour des tables réunis,

Frôlent bourges et prolos,

De leurs souliers vernis.

 

L'alcool et les bulles

Enivrent leurs sens,

Et toutes ces crapules

Relâchent leur défense.

 

Éclairage… électrique.

Lumière… tamisée.

Tentures… satinées.

Bordel ! Drôle de cirque !

(Drôle de cirque !)

 

Des danseuses à frou-frou

Affolent la clientèle

Et dévoilent leurs genoux

Libérés de leurs dentelles.

 

Les saouls et les marlous

Seront mis sous les verrous

Les femmes aux mœurs légères

Retourneront dans leur misère.

 

Éclairage… électrique.

Lumière… tamisée.

Tentures… satinées.

Bordel ! Drôle de cirque !

 

Bordel ! Drôle de cirque !

(Drôle de cirque !)

 

Canelle

29.09.2025

30 septembre 2025

JE T'AIME

JE T’AIME

 

L'eau claire...

Coule sous les ponts,

Comme le temps...

Sur mes années.

Des rides...

S'incrustent sur mon front,

Mortelle...

Est ma triste destinée.

 

Un jour, avant toi, j'ai aimé,

J'étais une très jeune épouse.

Mes adorables filles sont nées.

Puis au gré du temps, j'ai eu le blues.

Petit à petit, mon âme a fané.

 

Mais toi, aussitôt, je t'ai aimé,

Je t'aime toujours de tout mon cœur.

Tu es mon robuste pilier

Ne désirant que mon bonheur.

Nous suivons le même sentier.

 

L'eau claire...

Coule sous les ponts,

Comme le temps...

Sur mes années.

Des rides...

S'incrustent sur mon front,

Mortelle...

Est ma triste destinée.

 

Depuis plus de deux décennies,

Nos âmes et nos cœurs et nos corps

Dans une parfaite harmonie

Et je l'espère, beaucoup plus encore.

Voguent dans une belle symphonie.

 

Main dans la main par un fil unies,

Nos vies sont simples, mais bien remplies.

Malgré mon corps plus vieux que le tien

Tu effaces mes peurs comme un magicien.

 

Mais envers et contre tout...

Malgré tout…

 

L'eau claire...

Coule sous les ponts,

Comme le temps...

Sur mes années.

Des rides...

S'incrustent sur mon front,

Mortelle...

Est ma triste destinée.

 

Canelle

28.09.2025

27 septembre 2025

MA TÊTE À L'ENVERS

Chanson

MA TÊTE A L'ENVERS

 

Je te souris...

Mais mon corps hurle,

Je deviens un poids,...

Un fardeau.

De l'intérieur,...

Mes os me brûlent,

D'horribles pensées...

Hantent mon cerveau.

 

Ce soir, j'ai la tête à l'envers,

Submergée par cette douleur,

Depuis un temps, je vis un enfer,

Et ne te cache pas que j'ai peur.

 

Je fais avec et traîne ma peine,

Mes mouvements sont entravés.

J'ai pourtant une vie très saine,

Mais ne peux plus bien me balader.

 

Chienne de vie, qui me punit ?

Je n'ai fait de mal à personne !

À cause de cette saloperie,

Cette souffrance m'emprisonne.

 

Je te souris...

Mais mon corps hurle,

Je deviens un poids,...

Un fardeau.

De l'intérieur,...

Mes os me brûlent,

D'horribles pensées...

Hantent mon cerveau.

 

Tous les jours un peu plus,

Je te sollicite pour m'aider

Tous les jours un peu plus,

Je te remercie de m'aimer.

 

Tous les jours, un peu moins loin,

Mes sorties s'écourtent avec les miens

Que sera pour moi, demain ?

Rien qu'une complainte, sans fin…

 

Je te souris...

Mais mon corps hurle,

Je deviens un poids,...

Un fardeau.

De l'intérieur,...

Mes os me brûlent,

D'horribles pensées...

Hantent mon cerveau.

 

Je te souris...

Mais mon corps hurle…

 

Je te souris...

Mais mon corps hurle…

 

Je te souris...

Mais mon corps hurle…

 

Je te souris...

 

 

 

23 septembre 2025

Ô, VIEILLESSE !

chanson

Ô, VIEILLESSE !

 

Que m’as-tu fait,

Ô, vieillesse !

Tu t’es immiscée,

En traîtresse,

Sans y être invitée,

Dans ma jeunesse

Pulvérisée,

Sans délicatesse.

 

Où est passée ma jeunesse,

Elle, si belle, remplie de joie ?

Tu as profité de ma faiblesse

Et me l’as prise, quel exploit !

 

Où est passée mon ivresse,

Et mes moments de grand bonheur ?

Tu m’as piégée comme un traqueur

Me laissant dans ma tristesse !

 

Que m’as-tu fait,

Ô, vieillesse !

Tu t’es immiscée,

En traîtresse,

Sans y être invitée,

Dans ma jeunesse

À présent, pulvérisée,

Sans délicatesse.

 

J’ai été sage dans ma folie,

J’ai tout fait avec passion,

Mis en avant mes envies,

Mis de côté mes obsessions.

 

J’ai eu beau ériger ma forteresse,

Tu as fini par grignoter mes remparts.

Tu m’as usée de ta bassesse,

Espérant mon prochain départ.

 

Que m’as-tu fait,

Ô, vieillesse !

Tu t’es immiscée,

En traîtresse,

Sans y être invitée,

Dans ma jeunesse

À présent, pulvérisée,

Sans délicatesse.

 

Mon corps vieilli est affaibli,

Mes mouvements sont ralentis.

Mon esprit encombré de pensées

Hante mes longues journées.

 

Combien de temps me reste-t-il ?

M’accorderas-tu un sursis ?

Verrai-je fleurir le nouvel avril ?

Auras-tu raison de ma vie ?

 

Que m’as-tu fait,

Ô, vieillesse !

Tu t’es immiscée,

En traîtresse,

Sans y être invitée,

Dans ma jeunesse

À présent, pulvérisée,

Sans délicatesse.

 

Je suis vieille… je sais, c’est tabou (c’est tabou),

Et malgré tes coups sournois (coups sournois),

Et envers et contre tout… (contre tout)

Encore en vie, je suis toujours là (je suis toujours là).

(toujours là)

(làaaaaaaa)

 

canelle

17.09.2025

21 septembre 2025

ÉROS ET THANATOS

chanson

Éros et Thanatos

 

Thanatos, Dieu de la Mort

Et Éros, Dieu de l’Amour,

Viennent chacun à leur tour

Hanter mon esprit et mon corps.

 

Éros… Symbole du désir et de l'amour charnel,

Régulièrement titille ma libido

Et attise mes instincts primaux,

Rendant extrêmes mes désirs sensuels.

 

Thanatos… annonciateur de la Mort, Fils de la Nuit,

S’obstine à vouloir kidnapper mon esprit.

Il me tire vers les portes de ses Enfers

Et me plonge un peu plus dans ma misère.

 

L’un et l’autre, par opposition,

Se mènent une guerre cruelle,

Une véritable inquisition,

Pour assiéger ma cervelle.

 

Une vraie lutte se met en branle

Et bouscule mon côté émotionnel.

Comme dans un affreux rituel

Mon corps entièrement tremble.

 

Thanatos, Dieu de la Mort

Et Éros, Dieu de l’Amour,

Viennent chacun à leur tour

Hanter mon esprit et mon corps.

 

Je ne sais comment faire face

À ces Dieux puissants et dérangeants,

Tentant de percer ma carapace,

Mes envies et mes divers penchants.

 

Mon rêve est impénétrable

Il me trouble mais je reste de glace,

Mon cœur et mon corps sont indomptables

Pour un intrus, il n’y a de place.

 

Mais Mon Esprit vient me délivrer,

Me soufflant à l’oreille Son Amour,

Et Son Âme avivant ma sérénité

S’ouvre à moi un tout nouveau jour.

 

Éros, par son désir, n’aura pas réussi

À transpercer la paroi de mon cœur…

Thanatos n’aura pu happer mon esprit

Dans son effroyable caverne de l’horreur.

 

Thanatos, Dieu de la Mort (de la Mort)

Et Éros, Dieu de l’Amour (de l’Amour),

Sont venus chacun à leur tour (à leur tour)

Hanter mon esprit et mon corps (mon esprit et mon corps).

 

CANELLE

21.09.2025

11 septembre 2025

VAGABONDAGE

Vagabondage

*

Vague à bondage…

Faut-il un âge ?

hum hum hum

Vague à lames…

Faut-il une âme ?

hum hum hum

*

Vagabonde de l'amour…

Errant de l'aube au coucher,

Elle cherche encore et toujours

Sans ne jamais rien trouver.

Doit-elle alors se jeter

De tout cœur et corps et âme

Et somme toute se donner

À cet étrange polygame,

Les yeux fermés et masqués

Dans ce drôle de psychodrame ?

*

Vagabonde de l'amer…

Son doux parfum est le fiel.

Pour elle, tout n'est que chimère

Dans ce monde démentiel.

Tel un insecte éphémère,

Elle se brûle ses frêles ailes,

En suspension dans l’éther

Et tourbillonne dans le ciel.

Elle n’a plus les pieds sur terre

C'est une dérive éternelle.

*

Vague à bondage…

Elle s’abandonne, apaisée,

Lui plaît bien ce badinage,

Elle l'a tout accepté.

Tel un animal sauvage,

Elle se laisse dompter.

Il est Son digne Mage

Elle l'aime à en crever.

*

Vague à bondage…

Faut-il un âge ?

hum hum hum

Vague à lames…

Faut-il une âme ?

hum hum hum

*

Canelle

11.09.2025

24 août 2025

MES AMOURS SINGULIERES - Noirène DENKERN

MES AMOURS SINGULIERES - Album

Noirène DENKERN

Midi:17

Mes Amours Singulières - Noirène DENKERN

15 août 2025

UN JOUR

Un jour

UN JOUR

 

Un jour d’été, tu m’as honteusement abandonnée.

Petite et apeurée, j’étais à peine âgée de deux ans,

Affolée, j’ai pleuré, crié, erré, divagué, marché.

Comment as-tu pu me laisser seule si lâchement ?

 

Comme un vulgaire déchet, tu m’as jetée.

Je ne suis pourtant pas un gadget, un jouet !

Sans un regard, tu t’es débarrassé de moi,

Sans le moindre tout petit émoi.

 

Des jours et des nuits ont passé,

Je n’ai pas trouvé de quoi manger,

Affamée, malgré cela j’ai cherché,

Mais je n’avais rien pour me sustenter.

 

La faim tiraillant mon ventre endolori,

Je me suis affaiblie, me suis affalée.

Puis très amaigrie, je me suis endormie

Dans les herbes sèches au bord d’un fossé.

 

Un jour d’été, tu m’as honteusement abandonnée.

Petite et apeurée, j’étais à peine âgée de deux ans,

Affolée, j’ai pleuré, crié, erré, divagué, marché.

Comment as-tu pu me laisser seule si lâchement ?

 

Un promeneur m’a aperçue et ramassée,

Et entre quatre murs, je me suis retrouvée.

Plein d’autres sans-famille étaient enfermés,

Mendiant un regard, un espoir désenchanté.

 

Par le plus grand et heureux des hasards,

Un couple avenant est arrivé et s’est arrêté.

Ils m’ont longuement observée, l’œil hagard,

Très émus par mon regard vide et attristé.

 

J’étais très apeurée, mais fort curieuse,

Franchiraient-ils le pas pour me rendre heureuse ?

D’un pâle sourire, j’ai montré mes dents,

Et j’ai deviné leur nouvel amour naissant.

 

Un jour d’automne, vous m’avez adoptée.

Petite et apeurée, je vous ai fait confiance,

Vous m’avez ramenée, aimée, gâtée, choyée,

Comme une enfant, je suis votre petit ange,

(votre petit ange)

(petit ange)

(ange)

(ange)

13 août 2025

LE SYNDROME MAMAN POULE

Le syndrome Maman Poule

LE SYNDROME MAMAN POULE

Paroles : Denis DECOME

 

Je les ai portées de nombreuses semaines,

Et les ai, ensuite, traitées comme des Reines.

Puis je les ai regardées grandir,

Redoutant de les voir partir.

 

Enfants, j’étais tout pour mes gamines,

Leur mère, leur confidente, leur copine.

Puis elles sont devenues adolescentes,

Et elles ont été bien moins présentes.

 

Mais pourquoi ça me chamboule

Si elles déploient leurs ailes ?

Je ne peux me séparer d’elles,

C’est le syndrome Maman Poule !

 

C’est à cet âge que l’on dit bête

Que nos relations se sont dégradées.

Elles sont sorties, ont fait la fête,

Je leur demandais de se préserver.

 

J’ai beau leur dire d’être vigilantes,

De bien étudier, de bien travailler,

D’être à l’heure, de ne pas être absentes,

Elles ne m’écoutent pas, sont dissipées.

 

Mais pourquoi ça me chamboule

Si elles déploient leurs ailes ?

Je ne peux me séparer d’elles,

C’est le syndrome Maman Poule !

 

Quoi que je dise, quoi que je fasse,

Pour tenter de les préserver,

Cela les irrite et même les agace,

Mais je ne peux m’en empêcher.

 

Après tout, ce sont mes bébés,

Même si elles ont beaucoup grandi,

Et quoi qu’elles fassent, je les aimerai,

Bien qu’elles n’écoutent plus mon avis.

 

Mais pourquoi ça me chamboule

Si elles déploient leurs ailes ?

Je ne peux me séparer d’elles,

C’est le syndrome Maman Poule !

 

Ne fumez pas, ne vous droguez pas,

Et travaillez bien à l’école,

Montrez-vous toujours sympas,

Et ne touchez pas à l’alcool.

 

Quoi que je fasse, que je dise,

Elles décident de s’en moquer,

Elles pensent que je les martyrise,

Mais je ne fais que les aimer.

 

Mais pourquoi ça me chamboule

Si elles déploient leurs ailes ?

Je ne peux me séparer d’elles,

C’est le syndrome Maman Poule !

 

Appelez-moi quand vous arrivez,

Ou bien envoyez-moi un SMS.

J’ai besoin d’être rassurée,

Même si vous rentrez à pied...

Faites attention en traversant,

Et puis, arrêtez de fumer,

Lavez-vous bien les dents,

Surtout, faites-moi un gros bisou.

 

- Nooooooooooon !! Maman Poule... !!

- Nooooooooooon !! Maman Poule... !!

- Nooooooooooon !! Maman Poule... !!

- Nooooooooooon !!

11 août 2025

L'ASTRE ET LE DÉSASTRE

L'astre et le désastre

L’ASTRE ET LE DÉSASTRE

 

L’astre et le désastre, en une étrange danse,
Ont scellé nos destins dans l’ombre et la souffrance.

 

Tu étais mon soleil, l’éclat de mes ténèbres,
Un flambeau dans la nuit, une braise funèbre.
Mais ton feu me brûlait au bord de l’infini,
Et mes rêves mouraient dans un ciel assombri.

 

Je te cherchais encore aux confins de l’orage,
Quand la mer engloutit ton reflet et ton visage.
Et l’écho de ta voix dans mon cœur fracassé
Résonne comme un glas sur des champs dévastés.

 

L’astre et le désastre, en une étrange danse,
Ont scellé nos destins dans l’ombre et la souffrance.

 

Tu brilles dans l’éther, étoile solitaire,
Mais ton éclat m’éblouit et consume l’air.
L’amour, ce doux poison, m’a lié à ton feu,
Je m’y perds, je m’y noie, en un cri silencieux.

 

Si l’astre illumine, il détruit tout à l’heure,
Sa lumière m’abandonne aux ombres de l’horreur.
Et toi, dans les abysses, emporté par le vent,
Me laisses à jamais sous un ciel déchirant.

 

L’astre et le désastre, en une étrange danse,
Ont scellé nos destins dans l’ombre et la souffrance.

 

Mais l’amour, immortel, malgré tous les désastres,
Survit au temps cruel, se hisse dans l’espace.
Même dans le néant, nos âmes s’étreindront,
Et l’astre et le désastre enfin se confondront.

 

L’astre et le désastre, en une étrange danse,
Ont scellé nos destins dans l’ombre et la souffrance.


Ainsi va notre histoire, un éclat sans retour,
Un chaos étincelant, une flamme d’amour.

9 août 2025

UN AMOUR IMPOSSIBLE

Un amour impossible

Un amour impossible

 

C’est l’amour impossible

Entre une étoile et un phare

Une relation indicible

Une drôle d’histoire

 

L’étoile est volage

Ne cessant d’allumer

Le ciel toute la nuitée

Refusant d’être sage

 

Le phare est casanier

Repoussant le voyage

Préférant protéger

Les bateaux des rivages

 

Mais l’étoile est fière

De sa luminosité

Et le phare elle éclaire

Pensant l’impressionner

 

Le phare lui est modeste

Et si sa lumière est forte

Il sait que son mince geste

N’éclaire guère qu’à sa porte

 

C’est l’amour impossible

Entre une étoile et un phare

Une relation indicible

Une drôle d’histoire

 

L’étoile brille de plus belle

Afin de montrer son éclat

De prouver qu’elle est celle

Qui met le marin en émoi

 

Le phare lui se contente

De faire bien son métier

Le marin est dans l’attente

De son éclairage côtier

 

L’étoile fait sa star

Et finit par troubler

Les sens de ce phare

Et de son port altier

 

Le phare lui fait de l’œil

Cherchant alors à briller

Brisant le doux linceul

De par son intensité.

 

C’est l’amour impossible

Entre une étoile et un phare

Une relation indicible

Une drôle d’histoire

 

Le phare est dans les étoiles

De ne plus se sentir blafard

L’étoile nous pique un fard

Devant l’amour qui se dévoile

 

Mais même si le feu brûle

Entre les deux astres

L’amour est dans la bulle

Et elle court au désastre

 

Le phare est bien ancré

Dans la terre des ancêtres

L’étoile traîne ses guêtres

Dans la grande immensité

 

Rien ne les rapproche

Si ce n’est l’émotion

Entre le ciel et la roche

Il ne peut y avoir fusion

 

Le phare sera détruit

Par faute d’occupant

L’étoile elle se tarit

Ne résistant pas au temps

 

C’est un amour impensable

Entre un astre et un fanal

L’un finira dans le sable

L’autre redeviendra banale

 

Quand on est si différent

Que l’univers nous partage

Que l’on soit au firmament

Ou sûr d’un bon ancrage

 

Il faut alors se méfier

D’avoir à trop souffrir

De vouloir se rapprocher

On ne risque que le pire

 

Mais à ne rien vouloir risquer

On n’est sûr que d’une chose

Celle de ne jamais aimer

Car ceux qui aiment, osent.

 

Alors, entre tenter de vivre

Et s’assurer de mourir

Je préfère ouvrir le livre

Quitte à ne jamais le finir

 

Car un amour même insensé

Provoque moult frissons

Et quoi que l’on puisse penser

Impossible n’est pas en émotion

 

C’est l’amour impossible

Entre une étoile et un phare

Une relation indicible

Une drôle d’histoire

7 août 2025

TROIS POMMES

Trois pommes

TROIS POMMES

 

Je me souviens des paniers

Remplis des fruits du jardin

Et ramenés par papa.

Il les posait dans la cuisine,

Ils embaumaient toute la pièce

De leur fragrance acidulée.

Puis maman prenant son temps,

Ce temps compté si précieux

Qu’elle n’avait pas forcément,

Très affairée par les taches

Inhérentes à tous ses enfants,

Mettait la main à la pâte.

 

Quand j’étais haute comme trois pommes…

Trois pommes…

 

Dans un rite habituel,

Elle installait sur la table,

Son grand saladier creux,

Ustensiles et ingrédients.

Pour préparer son gâteau,

Elle y mettait dans l’ordre,

Et elle y tenait beaucoup,

Œufs, sucre, vanille, farine,

Levure, cannelle, amandes,

Raisins trempés dans du rhum.

Elle brassait tout avec le fouet,

Obtenait une pâte lisse,

Souple, brillante et soyeuse.

 

Quand j’étais haute comme trois pommes…

Trois pommes…

 

Puis elle prenait dans ses mains,

Ces pommes qu’elle épluchait,

Et les coupait en quartiers,

Qu’elle gravait de lignes proches.

Puis, dans un moule rond beurré,

Disposait les bouts rayés,

En forme de belle rosace.

Elle couvrait tout de la pâte,

Épousant moule et pommes,

Et parsemait sa belle œuvre,

De raisins et des amandes,

Nourrissait le four chauffé,

De sa belle composition.

 

Dès les premières minutes,

L’effluve des pommes léchées,

Par la chaleur du fourneau,

Flattait nos narines d’enfants.

Et le gâteau doré à point,

Charmait nos yeux et appétit.

Démoulé avec précaution,

Avec une passoire, maman

Saupoudrait de sucre glace.

Cette couche couleur de neige

Fondait et imbibait

La cime des vallons de pâte.

 

Quand j’étais haute comme trois pommes…

Trois pommes…

 

Je sens encore ces pommes dorées au four.

Je ressens toujours la douceur de ces moments

Partagés avec mes frères et sœurs,

Rassemblés autour de la grande table,

Les yeux grands écarquillés devant ce cadeau,

Gâteau "fait maman" avec les pommes cueillies par papa,

Dessert si savoureux que l’on dévorait avec grand plaisir,

En se pourléchant les doigts.

 

Papa, maman, vous me manquez tellement !

(tellement !).

 

Quand j’étais haute comme trois pommes…

Trois pommes…

 

C’est de cette odeur de cannelle dont je me souviens…

… Quand j’étais haute comme trois pommes…

… Trois pommes…

 

 

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