La petite écuyère a cafté - Jean-Bernard POUY

LA PETITE ÉCUYÈRE A CAFTÉ

Auteur : POUY, Jean-Bernard

Quatrième de couverture : L'horreur ! À l'état pur ! Deux adolescents menottés à des rails. Leurs yeux grands ouverts, leurs bouches qui hurlent, les phares du train qui approche dans un grondement assourdissant et les roues qui s'immobilisent cent mètres trop loin... Suicide ? Le Poulpe n'y croit pas. Il veut y voir de plus près... Comprendre aussi qui sont ces types qui l'attendent en ricanant pour le balancer du haut d'une falaise. Tirer dans le tas s'il le faut... Débusquer le mensonge tapi derrière les murs de Varengueville. À la bonne société de Dieppe ! Ses fermes cossues, sa bonne morale... De quoi donner quelques démangeaisons au Poulpe ! Et une sérieuse envie d'aller tataner la gueule des indélicats !

Éditeur : BALEINE

Collection : Le Poulpe

Date de parution :

EAN13 : 9782842190002

Genre : Romans, Fiction romanesque

Langue : français

Jean-Bernard Pouy, né le 2 janvier 1946 à Paris, est un écrivain français de roman noir, directeur de collections.Jean-Bernard POUY

Auteur à succès, il inaugure les collections (Zèbres, Le Poulpe, Pierre de Gondol, Série grise, Tourisme et polar). Il est notamment le créateur du personnage Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe, aux éditions Baleine dont il est un des fondateurs. Par la suite il lance la série Pierre de Gondol sur le même principe que le Poulpe, un personnage d'enquêteur littéraire, et la même année la série grise, une série en gros caractères destinée aux 72-83 ans. En 2002, il publie Die Amsel (Le Merle), laissant croire qu'il n'est que le traducteur d'Arthur Keelt, romancier imaginaire auteur du roman, et dont les citations se retrouvent dans d'autres livres de Pouy.

Adepte de l'Oulipo, il pratique assidûment l'écriture à contraintes ; il participe notamment à l'émission Des Papous dans la tête sur France Culture. Nombre de ses œuvres appliquent une contrainte, le plus souvent cachée comme l'utilisation d'incipitde romans pour les attaques de chapitre, le cadavre exquis (par chapitre) pour La Vie duraille avec Daniel Pennac et Patrick Raynal sous le pseudonyme de « J.-B. Nacray ».

Il est également depuis 2006 président d'honneur du Prix du polar lycéen d'Aubusson et directeur de collection de Suite noire aux Éditions La Branche.

 

« La petite écuyère a cafté » est le premier livre de la série de « Le Poulpe » que je lis. C'est aussi le premier roman de Jean-Bernard POUY que je découvre.

Ma première impression au tout début du roman est que j'ai été un peu gênée et déstabilisée par les phrases très courtes et souvent démunies de verbe. Je préfère normalement, les phrases un peu plus enrobées. Mais qu'à cela ne tienne, j'ai vite été emportée par l'histoire.

Gabriel Lecouvreur est dans son bistrot préféré en train de lire le journal et les faits divers lorsque son regard tombe sur un article relatant un fait divers, le suicide de deux jeunes gens qui se sont enchaînés sur les rails d'une voie ferrée avant d'avaler les clés du cadenas. Cette histoire qui paraît être un crime déguisé lui semble au premier abord assez louche. Le Poulpe a envie de savoir de quoi il retourne vraiment. Les conversations autour de ces faits divers font couler beaucoup de salive dans ce troquet, ou personne ne tombe d'accord.

Le Poulpe est un personnage mystérieux, vivant à Paris, sans attaches à part son amie, la blonde Cheryl, et sans passé. Il méprise assez les bourgeois et la religion. Pourtant, il sait s'attirer la sympathie des lecteurs au fil des pages. Ce n'est ni un flic ni un détective privé, mais il aime bien enquêter sur les faits divers qui retiennent son attention afin de découvrir la vérité. Il est bien décidé à découvrir ce qui s'est passé près de Dieppe et prend le train pour s'y rendre.

Il y rencontrera beaucoup de gens de mondes différents, découvrira les bars, dégustera les bières de la région, sera même jeté du haut d'une falaise et vivra de multiples péripéties tout au long de son enquête. Il n'hésitera pas, même, à cogner pour arriver à ses fins.

Finalement, j'aime bien ce Le Poulpe qui emmène avec lui un recueil de haïkus qui ne le quitte pas tout au long de son enquête... En voici un :

« Contre une dague
il voudrait bien échanger
le sabre de voyage. »

La lecture de ce roman très court est finalement facile et agréable, même si elle contient beaucoup de mots argotiques.

« Le Poulpe, ça ne s'attendrit pas.
Faut taper dessus à coups de marteau… »
Gérard

Ce livre fait partie de ma pile de livres lus en décembre 2012.

canelle

12.01.2013